Renée ENGELHARD#

Le mari de Renée ENGELHARD, Jacques DAZARD, et Yvonne HOURDRY, épouse de Edmond GALLOIS, ont les mêmes arrières-grands-parents Auguste DELAIRE et Victoire HEUCQ.

Parenté Renée ENGELHARD-Yvonne HOURDRY
Parenté Renée ENGELHARD-Yvonne HOURDRY

Une certaine histoire#

Le grand-père de Renée ENGELHARD, Frtanz-Ludwig ENGELHARD, était comte du Saint Empire Germanique. Eh oui ! Il était allemand, venu en France avant la guerre de 1870, où il a épousé Marie-Théèse LEFEBURE.

La jeunesse puis la guerre#

Renée est née le 16 novembre 1919, 6ᵉ enfant d’une fratrie de 7.

Sa famille habite le Vésinet, puis Versailles. Tous les étés, elle s’installe pour 4 mois en vacances à Graimbouville, près du Havre, dans la propriété de famille : pour elle, c’est la fête, elle s’épanouit parmi ses nombreux cousins et cousines avec lesquels se tissent des liens d’affection.

Sa jeunesse a ensuite été marquée par la Seconde Guerre mondiale : elle n’avait pas 20 ans quand elle éclate. Après avoir animé des groupes de jeunes, elle suit une formation d’enseignement ménager à Chartres.

Une famille se crée#

La paix revenue, elle enseigne dans des maisons familiales. Pendant cette période, elle se lie avec ses meilleures amies. Comme avec ses cousines, ces amitiés l’accompagneront toute sa vie.

C’est aussi à la faveur des événements bouillonnants de la fin de cette seconde guerre que des liens se créent entre les personnes qui organiseront quelques années plus tard la rencontre entre elle et Jacques, son futur mari. Colette, une cousine de Jacques, et France, la sœur la plus proche de Renée, sont à la manœuvre… et l’affaire est rondement menée : rencontre, mariage en janvier 1950 et naissance de Hugues au mois d’octobre. Suivront Christine en 1951 et Maxime en 1953.

La ferme#

Pour elle, une vie très nouvelle de femme d’agriculteur commence. À Veuilly, c’est un confort encore un peu sommaire, c’est une basse-cour, des jardins, des salariés à nourrir, les chasses, le rythme des champs, vraiment toute une nouvelle vie.

Profondément catholique, elle s’investit beaucoup dans la vie de la paroisse, entraîne Jacques dans des réunions de couples catholiques, et bien sûr emmène ses enfants à la messe tous les dimanches.

De femme d’agriculteur à agricultrice…voire plus#

La foudre s’abat sur la famille une nuit d’octobre 1962 où Jacques meurt pendant son sommeil.

Le Conseil de famille demande à Renée de rester à Veuilly, de conserver la ferme pour les enfants. Pour elle, c’est une période très lourde qui commence. De femme d’agriculteur, elle devient agricultrice, et malgré l’appui de la famille, ces responsabilités lui pèsent.

Elle continue tout de même ses autres activités. Maxime écrit alors la liste de ses différentes « casquettes » : en plus de ses deux professions d’agricultrice et de mère de famille, elle est occasionnellement dame catéchiste, assistante sociale, infirmière, chauffeur de taxi, standardiste, animatrice de colonie de vacances. À chaque vacances, la maison se remplit de petits cousins citadins, qui gardent tous des souvenirs émouvants de leur séjour à la ferme et des soirées de jeux de société. Elle accomplit toutes ces activités avec cœur, spontanéité et bonne humeur.

C’est quand cette période de lourdes responsabilités s’achève, avec le début de la vie professionnelle de ses enfants, qu’une nouvelle épreuve frappe la famille, avec le choix de Maxime de quitter cette vie. L’affection de ses proches et sa foi très vive lui permettent de surmonter cet énorme chagrin.

Libraire à Paris puis la retraite#

Une nouvelle vie attend Renée à Paris, dans un appartement ensoleillé, où elle se sent bien. Elle travaille dans la librairie d’une amie, au pied de la butte Montmartre. De nouveau, elle fait preuve d’une grande capacité d’adaptation à ce nouveau cadre de vie et à ce nouveau métier. Elle met en œuvre son sens pratique, et sa facilité relationnelle. Elle résiste même à une tentative de hold-up !

Une grande fête surprise est organisée à Graimbouville pour fêter sa retraite, avec un grand voyage en cadeau. Des voyages, elle en fera beaucoup pendant 20 ans, avec ses cousines ou amies. Elle est toujours partante, curieuse et intéressée.

Renée continue de vivre sa foi de façon très active, dans sa spiritualité et dans sa vie quotidienne.

Elle reste dynamique et généreuse. Elle accompagne les proches qui en ont besoin, jeunes parents ou personnes âgées, visite des personnes handicapées. Et surtout, elle a beaucoup de joie à accueillir ses petits-enfants, en vacances et aussi pendant leurs études parisiennes.

Après 90 ans, sa santé se dégrade lentement, et elle finit par perdre son autonomie. Elle passe les trois dernières années de sa vie dans une maison de retraite. Même très affaiblie, elle vit encore des moments où elle se réjouit des visites et partage avec ses visiteurs douceur et affection et même humour.

Source : allocution à son décès

Modifications
  • 02/02/2026: Création