Paulette MONNIER#

Paulette Monnier est née à Melesse dans les années 30.

Secrétaire-dactylo, elle se rendait au travail en bicyclette. Peu de foyers avaient une voiture. Chez ses parents, agriculteurs, l’éclairage se faisait à a lampe à carbure, à la lampe à pétrole et à la bougie.

Je n’ai connu l’électricité qu’à l’âge adulte

se souvient Paulette.

On avait froid l’hiver#

La maison était chauffée à l’aide d’une seule cheminée.

On avait froid, l’hiver.

Les W.C étaient au fond du jardin car il n’y avait pas d’évacuation d’eau.

Il n’y avait pas non plus de salle de bains, on prenait une douche par semaine, dans l’étable, dans la stalle réservée aux petits veaux.

Côté nourriture, Paulette se rappelle n’avoir mangé que des fruits et légumes de saison, cultivés dans le potager.

On avait quand même droit à une orange, à Noël, avec du chocolat et un Jésus en sucre.

Dans sa famille on se rendait chez l’épicier du bourg à pied ou en hippomobile, une voiture à cheval avec des pneus. On élevait à la ferme, des poulets, des lapins, des pigeons, des porcs et le pain était fait et cuit sur place. On ne consommait ni fromages, ni yaourts.

En 1950, son père a installé une éolienne près de la maison.

Seulement, on n’avait de l’électricité que quand il y avait du vent…

Les loisirs étaient rares On se couchait à huit heures. Paulette se souvient cependant du cinéma ambulant du père Leroy, curé de Melesse.

On était heureux, c’est vrai, mais il faut reconnaître que la nourriture est plus saine et beaucoup plus hygiénique aujourd’hui. On a gagné en confort et en facilité.

Source : Journal de la Classe Presse 2012 - 6ème du collège Mathurin Méheur - Melesse

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